Publié par : Lynda Dumais | 26/01/2012

Rapatrier la production : difficile, voire impossible

Malgré l’annonce de mesures ayant pour but de rapatrier la production manufacturière en Amérique, un article du Business Insider nous rappelle qu’au delà des avantages-coûts qui fondent comme neige au soleil certains facteurs favorisent le maintien de la production en Chine. L’exemple en est donné pour les produits d’Apple

  • Les composantes des iPhone et iPad — la chaîne d’approvisionnement — sont maintenant fabriquées en Chine. L’assemblage des produits ailleurs qu’en Chine constituerait un défi logistique considérable … et surtout coûteux
  • Les usines chinoises sont maintenant beaucoup plus grandes et flexibles que ne le sont les usines américaines. Elle peuvent engager et congédier des milliers de travailleurs en un tour de main. Comme les ouvriers vivent fréquemment sur place, il est possible d’exercer de la pression sur eux pour qu’il fassent plus d’heures
  • La Chine bénéficie d’une réserve plus grande d‘ingénieurs relativement qualifiés et à moindre coût
  • La main-d’œuvre chinoise a faim et est plus économe que son équivalent en Amérique

Pour en savoir plus
Publié par : Lynda Dumais | 22/01/2012

Année du dragon

L’année du Dragon débute le 23 janvier 2012 et se poursuivra jusqu’au 10 février 2013. Elle devrait être pleine de surprises et de retournements, dans la vie comme en affaires. Quelques recommandations d’usage …

  • Le nouvel an lunaire est l’une des deux « semaines d’or » en Chine. Tout le monde se déplace pour retrouver la famille ou simplement pour profiter du congé. Difficile d’obtenir des billets d’avion et de train et les gares et aéroports sont bondés
  • Il s’agit d’un moment privilégié pour transmette des vœux à vos partenaires et amis chinois
  • Les Chinois sont en pleine célébration du Nouvel an lunaire. Il faut s’attendre à un ralentissement des activités commerciales et manufacturières pour au moins une semaine

Publié par : Lynda Dumais | 12/01/2012

Conformité … pas réellement un choix

En Chine, comme ailleurs dans le monde, il est de moins en moins possible pour une entreprise de faire des affaires « incognito » grâce aux ressources multiples d’un bon contact sur le terrain. Même si une connexion sur place bien placée dans la hiérarchie bureaucratique aide, l’obligation de se conformer aux règles locales et la nécessité de contrôler ce qui se passe en lien avec votre entreprise demeurent. Vous-même devrez sûrement vous enregistrer …

Le périodique Asia Briefing constitue une excellente source d’information pour les investisseurs étrangers et entreprises qui gèrent un bureau de représentation en Chine. Le numéro de janvier 2012 publie un numéro spécial sur les procédures annuelles de conformité (Annual Conformance for FIEs). Les dépenses admissibles et non admissibles, au regard de l’impôt, et les déclarations d’impôt sur le revenu personnel sont aussi discutées dans ce numéro.

 

Publié par : Lynda Dumais | 04/01/2012

Hausses de salaires

Nous ne sommes pas à court de contradictions. D’un côté, nous voulons continuer à profiter des bas prix des Walmart de ce monde et, d’un autre côté, quand un emploi est perdu au Québec au profit des fournisseurs de Walmart en Chine, nous montons aux barricades. Il en va de même pour les coûts de production. L’acheteur québécois déplore que la Chine soit de moins en moins compétitive en termes de prix, entre autre à cause de la hausse des salaires, mais, en même temps, il est de bon aloi, assis sur une chaise au bord de la piscine, fabriquée en Chine et achetée à bas prix chez Zellers, de décrier combien les producteurs chinois exploitent leurs travailleurs manufacturiers.

Eh bien, ça y est, les travailleurs chinois commencent à en avoir assez de nous voir, en personne ou à la télé, faire montre de combien nous profitons du fait que leurs salaires sont si bas alors que les nôtres sont relativement élevés. Ceci-dit, il faut faire des nuances : l’augmentation de 10 % d’un salaire de 100 $ par mois, ça équivaut à une hausse de 10 $ par mois, pour un ouvrier qui travaille souvent de bien plus longues heures que son pendant au Québec. En plus, avec 10 $ de plus, l’ouvrier-consommateur peut possiblement se payer une chaise fabriquée en Chine à un prix bien plus bas que celui offert par le détaillant québécois. Moralité : mieux vaut toujours remettre les choses en contexte.

Pour en savoir plus sur le sujet :

The Economist, 29 juillet 2010

Publié par : Lynda Dumais | 03/01/2012

Le paradis des architectes

Un architecte québécois m’a déjà dit que la Chine constituait le paradis des architectes: il construisent beaucoup et se permettent la créativité. Bien sûr, les Chinois cherchent aussi à épater la galerie et à se donner de la face aux yeux du monde. Peu importe. On aime ou on n’aime pas mais ils osent défier les règles de l’architecture traditionnelle propre à nos centres-villes, par ailleurs plutôt linéaire.

Un édifice ressemblant à la superposition de deux caractères signifiant « personne » (人人 – personne personne) sera bientôt érigé à Chongqing. Haut de 280 mètres, la forme de l’édifice réfère au symbole de la ville, « Tous Chongqing » (人人重庆). La disposition des deux composantes de l’œuvre rappelle aussi le caractère qing (庆) de Chongqing. Un blogueur compare la forme de l’édifice à l’une des scènes du Titanic. Sa construction débutera en 2013.

Source : China Smack, 2 janvier 2012

Publié par : Lynda Dumais | 27/12/2011

Risques ou opportunités ?

Dans un rapport publié en décembre 2011, l’Académie chinoise des sciences sociales (CASS) soulève 10 volets du macroenvironnement chinois à surveiller. Si certains menacent la stabilité sociale, plusieurs constituent une opportunité d’affaire pour les entreprises exportatrices de solutions novatrices aux problèmes sous-jacents. Tout est une question de lecture …

 

Publié par : Lynda Dumais | 16/12/2011

Les priorités de la Chine

La Chine se hausse progressivement sur la chaîne de valeur et joue un rôle de plus en plus important en termes de transferts de technologie. C’est ce que nous apprend une récente présentation de Booz&Co. Les faits saillants d’une présentation, dont le focus est placé sur l’industrie automobile :

  • Chine ouverte, entrepreneuriale, soutenue par son gouvernement et stratégique
  • Priorité au développement socioéconomique … dans un contexte de développement durable
  • Les industries automobile et des transports : une étude de cas
  • Les défis du Plan quinquennal en cours
Publié par : Lynda Dumais | 15/12/2011

Coût de la vie

Le coût de la vie en Chine augmente mais il faut croire qu’il en est de même ailleurs dans le monde. Outre Beijing, Hong Kong, Shanghai et plusieurs autres villes se sont éloignées de la tête (Tokyo, Oslo et Nagoya) au classement global par rapport à 2010. Presque toutes, selon l’enquête de ECA International, on maintenu leur positionnement en Asie en 2011.

Les chiffres parlent d’eux mêmes. Ceci-dit, si Beijing et Shanghai se classent respectivement au 46 et au 47 rangs en termes de coût de la vie, Montréal les suit de près au 50e rang. Le coût de la vie à Toronto (42e) est plus élevé qu’à Hong Kong mais, là aussi, bien moins qu’au Japon et en Suisse. Je continue à penser qu’il vaut mieux faire à Chengdu au Sichuan (167e rang) qu’à Beijing ou à Shanghai.

Ville (province)

Classements

Global

Asie

2011

2010

2011

2010

Hong Kong

45

33

7

6

Beijing

46

55

8

8

Shanghai

47

46

9

7

Montréal

50

73

 

 

Guangzhou (Guangdong)

89

95

13

13

Shenzhen (Guangdong)

136

156

16

14

Shenyang (Liaoning)

139

134

18

18

Tianjin

144

142

20

20

Qingdao (Shandong)

146

145

21

21

Dalian (Liaoning)

147

145

22

21

Chongqing

162

159

24

24

Suzhou (Jiangsu)

166

165

25

25

Chengdu (Sichuan)

167

166

26

26

ECA International

Publié par : Lynda Dumais | 12/12/2011

Fabriqué en Chine … et de qualité

Dans Fabriqué en Chine = Qualité ?,  l’hebdomadaire Les Affaires soulève un point connu des initiés : la fabrication de produits en Chine ne se limite pas à celle des biens de piètre qualité. Les Gucci,  Swatch et Bombardier de ce monde le savent déjà et en profitent grandement. S’il réussissent, c’est qu’ils on compris le jeu :

  • Il ont les fonds nécessaires à tout investissement financier et temporel sur le marché chinois
  • Ils fournissent des spécifications claires et adéquates à leurs fournisseurs et les composantes utilisées sont adaptées au marché ciblé
  • Ils bénéficient de partenaires locaux et de support sur le marché pour suivre la production
  • Ils entretiennent une relation de confiance avec les fournisseurs, qu’ils visitent plusieurs fois par année

Rien de compliqué non ? Mais les entreprises québécoises en difficulté sur le marché chinois ont-elles suivi ces prescriptions ? Dans des circonstances similaires, ces mêmes entreprises connaissent vraisemblablement des difficultés similaires en Indonésie, au Mexique ou au Viêt Nam. À moins qu’après être passées par la Chine, elles aient appris comment s’y prendre. Mais ça, peu d’entre elles l’avoueront ouvertement.

Publié par : Lynda Dumais | 25/11/2011

Les 10 erreurs de l’approvisionnement en Chine

Le HKTDC identifie les 10 erreurs les plus communes de l’approvisionnement en Chine :

  1. Des spécifications erronées
  2. Le coût les composantes du « prix chinois » proposé
  3. Ne pas faire de due diligence
  4. Un mauvais audit de l’entreprise … et le mirage de l’échantillon parfait
  5. La gestion de la production
  6. Des paiements non-liés à la performance
  7. Les achats à distance
  8. Les contrats « troués »
  9. Les modalités de protection de la propriété intellectuelle
  10. Le choix des produits à faire fabriquer en Chine vs à fabriquer à l’interne
Publié par : Lynda Dumais | 22/11/2011

Les cercles d’amis

La monographie de Jérôme Berny (2011), intitulée « Réussir en Chine grâce aux cercles d’amis », se veut un effort de vulgarisation du phénomène des réseaux de relations interpersonnelles en contexte chinois (ou guanxi). L’auteur a vécu en Chine une dizaine d’années et y a œuvré dans plusieurs champs d’activités. Il est maintenant consultant en France dans le secteur de l’approvisionnement et des relations interculturelles en lien avec la Chine.

Selon l’auteur, le « cercle d’amis », composé de trois types de membres (actifs, défensifs ou influents), est défini comme un « ensemble de personnes avec lesquelles nous entretenons des liens plus ou moins étroits et susceptibles d’intervenir directement ou indirectement dans un processus opérationnel présent ou futur » (p. 54). L’ouvrage discute par ailleurs du développement, de l’entretien et de l’utilisation des cercles d’amis. Des exemples pratiques sont donnés.

Pour en savoir plus sur le guanxi
Publié par : Lynda Dumais | 12/11/2011

Nos employés d’usine

Qui n’a pas entendu dire que, dans certains secteurs d’activités, il est impossible de trouver de la main d’œuvre. Dans le secteur agricole, il faut faire venir des travailleurs, notamment du Mexique et d’autres pays d’Amérique latine. Et il y a les soudeurs, les plombiers et autres métiers, pourtant bien payés, qui n’intéressent pas les jeunes. Alors que faire ?

Alors que les revendications s’accumulent pour que reviennent les emplois perdus à la Chine et à d’autres pays émergents et que des lois sont votées pour sévir contre les immigrants illégaux, certains employeurs américains sont acculés au pied du mur.

C’est ce dont discute un article (Why Americans Won’t Do Dirty Jobs) fort intéressant sur le sujet : « Dirty jobs are available; Americans won’t fill them; thus, Americans are too soft for dirty jobs. Why else would so many unemployed people turn down the opportunity to work during a recession? Of course, there’s an equally compelling obverse. Why should farmers and plant owners expect people to take a back-breaking seasonal job with low pay and no benefits just because they happen to be offering it? If no one wants an available job—especially in extreme times—maybe the fault doesn’t rest entirely with the people turning it down. Maybe the market is inefficient ».

Soyons réalistes : qui croit réellement et sincèrement que les emplois syndiqués en usine, à 25 $ de l’heure et avec fond de pension, reviendront ? Mais bon, en cette saison festive qui s’amorce, tout le monde a le droit de croire au Père Noël. Et en temps de séduction politique, cela donne des munitions à ceux qui espèrent encore nous faire croire que nous reviendrons trente ans en arrière.

Publié par : Lynda Dumais | 09/11/2011

Le plagiat

En Chine, le plagiat et les offenses à la propriété intellectuelle se produisent tous les jours. Impossible à nier, les faits sont documentés. Un article du New York Times souligne par ailleurs que la technologie s’est toujours propagée par l’adoption de l’innovation des autres. L’auteur ajoute cependant que, en ce qui concerne la Chine, il ne s’agit pas de bâtir sur ce que la compétition a réalisé mais bien de se l’approprier pour produire et vendre à un prix inférieur. Au niveau économique, pour les producteurs, le phénomène est désastreux. Certains posent même que le plagiat constitue un frein à l’innovation.

Et s’il y avait un fondement culturel au phénomène ? En effet, reproduire l’œuvre du maître est encouragé depuis des millénaires. Mais bon, il ne s’agissait pas à l’origine de copier un iPod ou un Gucci … Et les croches qui produisent du lait contaminé pour bébé sous une marque renommée n’existaient probablement pas (?). Ici, ce n’est pas une question de plagiat mais un problème d’appât du gain.

De l’autre côté du plagiat se trouvent les milliers de consommateurs heureux qui, en Chine ou à l’étranger, paient à prix inférieurs les produits convoités. Mais entendons-nous bien sur ce qui est bien et ce qui est mal. Si vous allez en Chine dans l’un des marchés où se vendent ces produits, ou si vous vous les procurez ici, ne venez pas pleurer qu’il est « faux » ou de qualité inférieure. Vous aurez payé un tiers de moins pour un produit – iPod, manteau North Face ou sac Gucci –  qui vaut « possiblement » deux tiers de sa valeur réelle. Si on dénonce le plagiat, on n’achète pas des faux. Qu’en pensez-vous ? Les Chinois savent trop bien qu’ils trouveront des consommateurs avides prêts à jouer leur jeu.

Publié par : Lynda Dumais | 04/11/2011

Faire affaire en Chine

Le rapport Entreprendre dans un monde plus transparent (Doing Business in a More Transparent World) de la Banque mondiale évalue la règlementation en vigueur dans 183 pays (dont la Chine) et affectant les entreprises qui y font affaire. Les indicateurs incluent notamment les suivants : 1) démarrer une affaire, 2) le commerce inter-frontalier, 3) la résolution de problèmes légaux et 4) l’accès à l’électricité.  Singapour se classe au premier rang, suivie de près par Hong Kong.

Une nouvelle mesure illustre comment les économies, au cours des six dernières années, ont modifié leur réglementation pour faciliter la pratique des affaires sur leur territoire. Sous cet indicateur, la Chine se distingue au niveau mondial et en Asie. Néanmoins, selon la version 2012 du rapport Doing Business in China, sur l’ensemble des indicateurs, la Chine est passée du 87e au 91e rang.

Publié par : Lynda Dumais | 23/10/2011

12e plan quinquennal

Nous qui avons peine à planifier au delà de la date prévue d’une élection, avons tendance à sourire lorsqu’on nous parle d’un « Plan quinquennal » en Chine. À l’encontre de ce que beaucoup en dise, la Chine continue à être une économie planifiée et ses fonctionnaires à référer au plan en cours. Le 12e plan quinquennal (2011-2015) est entré en vigueur cette année. Pas facile d’accès mais, pour quelqu’un qui sait lire entre les lignes, il est très utile au niveau commercial. Quelques faits saillants :

  • Priorité aux infrastructures
  • Changement de focus : de l’exportation à la croissance de la consommation domestique
  • 45 millions de nouveaux emplois (non non, il n’y a pas d’erreur dans les chiffres)
  • Poursuite de l’ouverture
  • Meilleur système d’éducation

Pour en savoir plus

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