Le Conseil canadien des chefs d’entreprise et le Conseil commercial Canada-Chine annoncent la sortie d’un rapport intitulé Le Canada, la Chine et l’Asie émergente : proposition d’une stratégie. Le document, rédigé par la Rotman School of Management et la Fondation Asie Pacifique du Canada, propose deux stratégie que le Canada pourrait adopter : 1) joindre le Trans Pacific Partnership, un accord commercial proposé et 2) viser la création de liens économiques plus ténus avec la Chine.
Stratégie : une proposition pour le Canada
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Les zones économique spéciales
Les zones économiques spéciales sont des espaces dont le régime juridique est particulier, ce qui les rend intéressantes pour les investisseurs étrangers. Les quatre premières furent inaugurées au début de l’ouverture de la Chine, en 1979, dans les provinces du Guangdong et du Fujian. À cette époque, les conditions préférentielles incluaient notamment des privilèges au niveau des droits de douane, le libre rapatriement des investissements et des bénéfices, des impôts levés pendant plusieurs années et très bas par la suite et enfin un statut d’extra-territorialité pour les cadres qui viennent y travailler. Les premières zones s’inscrivaient dans la politique des petits pas prônée par Deng Xiaoping : « C’est en tâtant les pierres qu’on traverse le gué » (Icilachine.com)
Plusieurs réformes ont été mises en place depuis mais, comme en témoigne un excellent article de China Briefing sur le sujet, les zones économiques spéciales demeurent des lieux privilégiés d’investissement. Ci-dessous, les différents types de zones et quelques critères de décision dans le choix d’un site, dans une zone ou non.
Source des tableaux et graphiques : China Briefing, 5 octobre 2011
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Les valeurs américaines
Le Sénat américain vote en faveur de sanctions contre la Chine (Les Affaires, 12 octobre 2011). « Le sénateur Jeff Sessions, un républicain de l’Alabama, a affirmé que la proposition ‘marque un pas important vers la défense des valeurs américaines, la contestation des pratiques abusives de la Chine et la prévention de l’anéantissement du secteur manufacturier américain’ ». Comme d’habitude, on se garde bien de définir clairement ce qu’on entend par valeurs. Défense des valeurs « commerciales » et préservation du secteur manufacturier américain … ou des votes ?
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Fabriqué en Chine : un autre côté de la médaille
Made in China, pas de problème ? Un article intéressant qui remet certaines pendules à l’heure.
L’article de Richard Dupaul dans La Presse fait référence à une étude de la San Francisco Federal Reserve (SFFR) sur le pourcentage des dépenses des Américains consacrées à l’achat de biens en provenance de la Chine. Celui-ci représentait moins de 3 % des dépenses des Américains en 2010 !
Notons d’une part que nos voisins consomment principalement des services produits et livrés localement : restaurants, commerces de détail, transport et autres. D’autre part, la valeur des produits au sortir de la Chine est minime par rapport à celle qu’elle devient lorsque le coûts des intermédiaires est ajouté. Et ces derniers, pour la plupart, ne sont pas chinois.
Bien sûr, certains remettent l’étude en question. Mais elle est intéressante pour nous faire voir un côté de la médaille qui nous est rarement dévoilé. Le China bashing, comme toutes les formes de bashing, rapporte des votes et détourne le regard de réalités plus difficile à avaler.
Voir aussi
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La Chine perd ses clients : faut-il s’en réjouir ?
Je suis toujours étonnée de constater la pertinence, mais aussi la superficialité et le manque de vision stratégique des analyses faites sur la Chine. Un article intitulé « L’usine du monde perd des clients » fait certes sourire de satisfaction les producteurs d’ailleurs dans le monde, mais il néglige cependant de dire que, malgré les hausses de salaire et le vieillissement, la Chine et les Chinois n’ont peut-être pas dit leur dernier mot.
En premier lieu, et tel que je ne cesse de le répéter, une hausse des salaires de 30 % sur des salaires qui sont de 66 % plus bas que ceux pratiqués ici, ça signifie quoi ? Autrement dit, une hausse de 30 % sur un salaire horaire de 3 $ (3,90 $), comparé à 9 $ ici – et là je suis loin des salaires pratiqués dans des usines ici, où les employés sont syndiqués – ça veut tout de même dire que les salaires sont encore plus de 60 % moins élevés !
Pour ce qui est de la démographie, on joue encore sur les images d’horreur : 180 millions ont plus de 60 ans. Autrement dit, il en reste plus d’un milliard, ou 87 % en mesure de travailler (aujourd’hui ou dans quelques années). C’est combien de Canada ça ?
Finalement, en Indonésie ou au Vietnam, l’histoire dit-elle qui est derrière les usines qui produisent à meilleur prix qu’en Chine ? Ce sont peut-être des Chinois locaux ou étrangers ayant compris que la quête du meilleur prix ne s’arrêtera jamais.
Ne vous réjouissez pas des apparences trompeuses, vous pourriez y perdre notre chemise ! La stratégie, c’est un peu plus que des chiffres et exige des analyses qui nous conduisent à d’autres niveaux et perspectives.
L’auteur réfère à une étude récente de KPMG
UBS vient de publier la mise à jour 2011 de sont étude 2009 sur les prix et salaires dans le monde.
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Le prix communiste
En juillet dernier, le périodique China Briefing publiait un article sur les changements ayant eu un impact direct sur les opérations des producteurs manufacturiers en Chine au cours des deux dernières années. Ils incluent notamment :
- Abolition des congés de taxes à l’investissement offerts aux investisseurs étrangers dans certaines régions
- Hausse de taux de taxation des entreprises étrangères dans les zones économiques spéciales
- Imposition d’une taxe sur les dividendes
- Hausse des coûts de main d’œuvre
- Politisation des arbitrages
Reste à savoir quels sont les hausses affectant aussi les producteurs locaux.
Pour en savoir plus
- The China Price
- Prix et salaires : une comparaison du pouvoir d’achat dans le monde (UBS, aout 2011)
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Hausse « relative » des salaires
Les importateurs occidentaux parlent beaucoup, et avec raison, de la hausse des prix d’achat en Chine. La hausse des salaires en est l’une des cause. Mais attention, de quoi parle-t-on quand on dit que le salaire augmente :
- 10 %, 20 % ou 30 % ?
- 10 % de quoi %. 10 % de 300 $ par mois ?
- En Chine, le salaire minimum varie selon la localité. Parle-t-on du salaire à Shenzhen, à Beijing ou à Chengdu ?
- Est-il question du salaire d’un ouvrier ou d’un ingénieur ?
- Le salaire comprend-il le 13e mois ? Quels sont les avantages sociaux ?
La Chine annonce une hausse du salaire moyen des universitaires. À titre d’exemple, le salaire moyen de départ d’un bachelier passera en 2010 de 2 000 (±305 $CAN) à 2 300 (±350 $CAN) (People’s Daily Online, 28 juillet 2010). Le bureau de Hudson en Chine fournit une liste des salaires à Shanghai, Hong Kong et Singapour pour un certain nombre de métiers en 2010. Selon cette liste, le salaire (package) de base d’un ingénieur, à Shanghai, avec de 2 à 4 ans d’expérience, se situerait à environ 90 000 Yuan (±13 719 $CAN).
En conclusion, les salaires augmentent mais continuent à constituer la principale source d’avantage comparatif de la Chine. Par ailleurs, pour les exportateurs occidentaux, la hausse des salaires pourrait bien représenter une bonne nouvelle. Finalement, disons que, pour ce qui est du salaire des universitaires, qui se compare, se console.
Pour en savoir plus sur le sujet :
- Prix et salaires : une comparaison du pouvoir d’achat dans le monde (UBS, aout 2011)
- Hausse de salaires (3 août 2010)
- Le marché des travailleurs chinois (The Economist, 29 juillet 2010)
- Sur le pouvoir croissant des travailleurs Chinois (The Economist, 29 juillet 2010)
- Sur les revendications et mouvements ouvriers (Brookings Institute, 26 juillet 2010)
- De la compétitivité de la Chine (20 juillet 2010)
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De la confiance
Les Chinois ne font pas naturellement confiance à un nouvel interlocuteur. Ils sont très respectueux mais attendent de voir votre comportement avant de croire vos paroles. Je pense que beaucoup d’Occidentaux sont prêts à croire les paroles et à vous faire confiance tout de suite, quitte à vous retirer cette confiance si finalement vous n’en êtes pas digne. Nous, les Chinois, avons besoin d’avoir déjà confiance avant d’accepter la parole de quelqu’un.
Yi Min, directeur chez Lenovo
Gallo (2008). Business Leadership in China: How to Blend best Western Practices with Chinese Wisdom, dans Ascencio et Rey (2010). Être efficace en Chine : le management à l’épreuve de la culture chinoise
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Aveugles et dragons
Trois moines aveugles se promènent en groupe dans une forêt de bambous et rentrent malencontreusement dans un dragon immobile. Le premier s’empare d’une jambe et dit « mais c’est un gros bambou ! ». Le second se saisit de la queue du dragon et déclare avoir trouvé un serpent. Le dernier moine s’appuie sur le flanc de la bête et conclut qu’il s’agit là d’un mur. Une discussion suit quant à ce que peuvent bien avoir trouvé les aveugles. Après un certain temps, un homme à la vision parfaite arrive et pose le diagnostic tant attendu : vous avez tous tord et un peu raison, il s’agit d’un dragon !
La moralité de cette histoire ? Outre le fait qu’il est préférable de ne pas errer dans une forêt quand il s’y trouve un dragon, la leçon à retenir est que nous souffrons tous d’une vision partielle et imparfaite et ne savons en fait qu’une partie de l’histoire. La fable pourrait s’arrêter là mais je me permets d’ajouter que la leçon ne fait son chemin que si quelqu’un pouvant voir le dragon s’adonne à passer et si le dragon ne nous a pas mangé avant qu’il n’arrive pour nous révéler à la réalité.
Il m’arrive de penser que nous, les spécialistes de la Chine, avons une assez bonne vision du dragon, même si elle est partielle, mais que, malheureusement, plusieurs de nos gestionnaires se font avaler avant que nous ne puissions partager avec la partager avec eux. Ou pire, ils s’en remettent à des projections sans fondement, destinées à les attirer dans la gueule de la bête …
Inspiré en partie de la légende de l’éléphant et les aveugles (盲人摸象 – 各執一端) et du propos de l’une des baladodiffusions du China Business Blog & Podcast, « Pundits fear China, but …»
Pour en savoir plus
- L’éléphant et les aveugles : ouvrir les possibilités de sens (Agora du Management)
Trop tard
Dans une article récent du Harvard Business Review la question est posée : est-il trop tard pour entrer en Chine ? Edward Tse, de Booz & Company, parle des défis associés au marché chinois mais insiste que la plus grande erreur serait de ne pas y investir.
La formulation de stratégies prend normalement en compte 3C (client, compétiteurs et compagnie). Avec la Chine, un quatrième C doit être ajouté : celui du contexte. Celui-ci comprend entre autres les trois suivants:
- La Chine officielle, c’est à dire le politique
- La Chine compétitive – Vos fournisseurs pourraient bien être en compétition avec vous sur vos propres marchés !
- La Chine consommatrice – Les gouvernements, les producteurs et les consommateurs
Personnellement, j’ajouterais à cette liste le développement de relations personnelles et la prise en compte des réseaux de relations, ou guanxi.
L’auteur propose cinq questions fondamentales à se poser dans le cadre du développement d’une stratégie en lien avec la Chine :
- Votre industrie en Chine est-elle ouverte ?
- Quel sera votre modèle d’affaires ?
- Peut-on vivre avec les incertitudes inhérentes au développement d’affaires en Chine ?
- Comment pourrions-nous intégrer nos opérations en Chine avec nos opérations ailleurs dans le monde ?
- Pourrions-nous déplacer une plus grande part de notre chaîne de valeur vers la Chine ?
C’est ce qu’on appelle en anglais « Food for thought » …
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Le « modèle chinois »
Au début d’août, The Economist initiait un débat en ligne sur le « modèle chinois » de développement économique. Il se définit ainsi :
- Le contrôle des changes
- Des industries-clés contrôlées par l’État
- Le recours aux diktats plutôt qu’au débat démocratique
- L’investissement massif dans les infrastructures
- Un appui massif du secteur de l’exportation
Face à la liberté des marchés et de l’entreprise privée du modèle occidental, le « modèle chinois » présente une autre caractéristique distinctive : il ne chercherait pas à imposer son modèle en dehors de ce qu’il défend être son territoire.
Le vote, en réponse à la question « le modèle chinois constitue-t-il un meilleur modèle de développement que le modèle Occidental ? », s’est avéré serré. Où aurais-je placé mon vote ? Je suis assez en accord avec l’affirmation à l’effet qu’il n’existe pas de « modèle chinois », qu’il est simplement différent du modèle occidental et difficilement reproductible. Je crois aussi que les choix économiques de la Chine pour la Chine semblent, à ce point-ci de l’histoire, plus judicieux que certains de ceux que nous faisons en Amérique, pour nous mêmes. Ceci-dit, à voir la division du vote, et tenant compte que les principaux intéressés – les Chinois – ne consultent que marginalement le périodique The Economist, je ne peux m’empêcher de me demander où en sera ce débat dans dix ans…
Pour en savoir plus
- China Model: This house believes China offers a better development model than the West (The Economist, 15 août 2010)
- Le modèle chinois est en panne
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Connaissez-vous les marques chinoises ?
Si on vous demande de nommer trois marques chinoises en seriez-vous capable ? Probablement pas … d’autant que, si vous lisez cette chronique, vous n’êtes vraisemblablement ni chinois ni asiatique. Dans la réalité, si pour la plupart leur notoriété ne dépasse pas les frontières du continent asiatique, elles existent, gagnent à être connues et pourraient bien arriver sur nos marchés avant longtemps … si elles n’y sont pas déjà. Qui ne connaît pas la bière Tsingtao et les ordinateurs Lenovo ? Vos aliments sont-ils dans un frigo Haier ou refroidissez-vous les pièces de votre maison grâce à l’un de ses climatiseurs ? D’où viennent vos téléviseurs, ou encore vos fours micro-ondes ? Vous ne le savez peut-être pas encore, mais ils sont chinois et, en prime, de bonne qualité ! La Chine encourage ses producteurs à envahir les marchés étrangers sous leurs noms propres, comme l’ont fait avant elle le Japon, la Corée du Sud et d’autres pays voisins. Dans le cadre des JO, bon nombre de ces entreprises afficheront leur image de marque sur votre écran … certainement fabriqué en Chine mais encore, pour quelque temps, sous un nom d’emprunt
Pour en savoir plus sur les marques chinoises :
- Le marketing de la bière Cinq Étoiles (8-2010)
- The Marketing Challenges of the China Olympics
- Brands chase Beijing Games Boost
- China’s Power Brands
À quand les bus « volants » sur Papineau ?
On dit des Chinois qu’ils sont de parfaits imitateurs, que pour la créativité, on repassera. L’annonce cette semaine du développement d’un autobus en mesure de « voler » au dessus de la circulation nous laisse un peu sceptique. Néanmoins, avec ce que j’ai vu récemment en Chine, cela ne me surprendrait pas de monter sur l’un de ces bus lors de mon prochain voyage. Ce qui m’étonnerait cependant, c’est d’en voir un sur Papineau, près du Pont Jacques Cartier. En fait, avec le temps que l’on met à décider du remplacement de wagons de métro qui remontent à 1967 – je m’en souviens, j’y étais – j’ai décidé de consacrer mes énergies à la revendication d’un meilleur transport en commun à Montréal plutôt que d’un bus révolutionnaire qui faciliterait la vie aux conducteurs de la banlieue qui retournent chez eux en fin d’après-midi. À voir, un clip entièrement en chinois mais facile à comprendre. À remarquer aussi, le fait que les passagers n’ont rien de Chinois … Je suis prête à parier que les fabricants chinois se préparent déjà à le vendre. Je viens de leur envoyer un courriel pour leur dire qu’il est inutile de l’offrir à la Ville de Montréal. Toronto peut-être …
Pour en savoir plus
- Le but volant : la Chine teste un nouveau type de transport à Beijing
- Les autos électriques (China Daily, 19 août 2010)
- La Chine fera des essais sur des autobus futuristes (Les Affaires, 10 août 2010)
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Histoire d’oiseaux
Paul Midler, dans Poorly Made in China (2009) compare la relation acheteur-fournisseur en Chine à une pratique très typique de Yangshuo : la pêche à l’aide d’oiseaux entraînés. Le pêcheur attache une corde au cou du cormoran, empêchant celui-ci d’avaler ses prises quand il plonge pour attraper une poisson. Au moment où le cormoran a sa prise dans le bec, le pêcheur, pour se saisir du poisson, tire rapidement une deuxième corde, laquelle est liée au pied de l’oiseau. Et le cycle reprend : l’oiseau, éternel optimiste, retourne à l’eau en quête d’une nouvelle prise. Le pêcheur, bien sûr, permet au cormoran d’avaler quelques poissons, pour préserver le chasseur physiquement et … moralement.
Nos acheteurs sont parfois comme ces cormorans. On les « entraîne » et on les « attache » … puis on s’assure de leur donner juste assez pour qu’ils reviennent sans cesse. La comparaison est brutale mais elle a l’avantage de nous faire réfléchir.
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ISO quoi ?
L’un des premiers critères invoqués en Occident pour évaluer un fournisseur chinois est le fait qu’ils soit ou non certifié ISO. Sans dire que ce critère n’est pas valable, je m’interroge néanmoins sur les aspects suivants :
- Bannière devant l’usine ou dans un atelier, ou encore certificat encadré dans un bureau ou un corridor, sont-il des preuves tangibles de certification ISO ?
- Si l’affirmation de certification ISO n’est pas validée par un avis externe, qu’est-ce qui dit que l’entreprise est réellement certifié ISO ? Nos entrepreneurs peuvent-il maintenant lire le chinois sur les documents ?
- ISO certifie un processus et non des produits. Pourtant, certains de nos acheteurs associe ISO à qualité alors que, dans les faits, les inspecteurs-certificateurs ne s’intéressent que marginalement à l’adéquation entre commande et le produit livré
- À quand remonte la certification et, surtout, la dernière inspection ?
Je suis la première à parler de la confiance qui doit régner entre l’acheteur et ses fournisseurs chinois, mais je crois aussi que la vigilance est une incontournable qualité en affaires.
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